1ère rencontre des talents roubaisiens, le 23 Avril avec Jean-Jacques FERTELLE

Nous C’est Roubaix vous invite

Le Samedi 23 Avril 2016: 9h30-11h00

Au Jack’s Pub – 11 Place Nadaud – Roubaix

Jean-Jacques Fertelle est Président de la Maison de  l’Eau de la Pêche et de la Nature, la plus grosse association de Roubaix en termes d’adhérents. Il a aussi un parcours riche et original à la fois dans le monde associatif et dans la vie professionnelle où il a été brigadier-chef formateur à l’école de Police de Hem-Roubaix.

Citoyen engagé, il a été Président du centre social des Trois Baudets.
Jean-Jacques Fertelle viendra dialoguer avec les Roubaisiens sur son parcours et ses convictions.

Si vous désirez participer à cette rencontre, merci de vous inscrire via le formulaire ci-dessous:

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Communiqué de Nous C’est Roubaix suite à la venue de l’imam de Brest à la mosquée Arrahma

Un débat s’est engagé sur la venue à Roubaix d’un imam aux propos condamnables sur les femmes et la musique, même s’il est important de noter que ce n’est pas à Roubaix qu’il les a tenus.

Le mouvement Nous C’est Roubaix souhaite donner sa position quant à cette venue et les échanges qu’ils ont suscité.

Est-il besoin de rappeler combien, à égalité avec les hommes, les femmes ont toute leur place dans la République et la démocratie et que hommes et femmes ont appris la musique au contact des oiseaux et qu’elle fait partie de l’histoire et de la beauté de l’humanité ?

Au moment où le Ministre de la Ville, Patrick Kanner se positionne en lanceur d’alerte sur l’évolution de certains quartiers de notre pays qui pourraient ne plus reconnaître les valeurs de la République, comme pour lui faire écho, la mosquée Arrhama située aux 3 ponts invite un conférencier aux propos sulfureux, pour reprendre les paroles du président du collectif des mosquées.

La France est une république laïque où la loi de 1905, dite de séparation de l’Eglise et de l’Etat, assure, à tous, la liberté de conscience permettant à chacun de croire ou de ne pas croire, d’avoir la liberté de culte. C’est une liberté précieuse qui a permis et permet encore à bien des étrangers qui s’installent en France de ne pas rompre avec leurs origines, leurs traditions.

Cela ne signifie pas qu’au nom d’une idéologie ou d’une foi, il soit possible de déroger aux principes fondamentaux de la République.

La France est une communauté de vie reposant sur des femmes et des hommes libres et égaux, idéalement fraternels, quels que soient leur âge, leur origine, leur profession, leurs opinions…

A ce titre, Roubaix demeure un bel exemple de cette communauté de cœur, celle qu’on choisit parce que l’on s’y sent bien. Il n’est pas question de nier les problèmes bien réels qu’elle rencontre mais de dire qu’elle résiste plutôt bien à l’indifférence, l’égoïsme, l’entre soi et surtout à la peur qui aurait pu la paralyser après les attentats de 2015.

Elle le doit à la solidarité acquise dans les mouvements ouvriers et les syndicats dont les valeurs perdurent, à son tissu associatif, à ses clubs sportifs, à ses associations culturelles, à la vitalité des quartiers et au brassage de populations, qui crée l’entraide, qu’elle connaît depuis le XIXe siècle.

S’il n’est pas question de s’immiscer dans la vie des mosquées, la venue de cet imam en particulier peut émouvoir. Le droit d’organiser des réunions publiques existe, ce n’est en aucun cas au Maire ou aux élus de décréter qui peut intervenir ou non.  Si des personnes tiennent des propos contraires aux valeurs de la République, c’est à l’Etat d’intervenir et de faire condamner par la Justice les personnes insultantes. Si une personne étrangère tient de tels propos, c’est à l’Etat de refuser toute attribution de visa pour entrer sur notre territoire.

Le maire et les élus de la Ville sont les garants de cette communauté de vie et de destins roubaisiens et doivent être attentifs à tout propos qui porterait atteinte à la République en rappelant la nécessité de ce socle pour notre avenir commun.

Quand il y a dérapage, ce n’est pas seulement à la presse locale de le relater, même si elle est dans son rôle, et heureusement qu’elle est présente, les élus doivent prendre position.  Et rappeler, courtoisement mais fermement, aux responsables de la mosquée Arrahma  ce que leur initiative a pu avoir de déplacé dans un contexte international déjà bien difficile.